Mercredi 16 juillet 2008
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23:30
Ca y est, Nicolas et moi avons enfin
obtenu nos visas d'étudiant stagiaire aujourd'hui, et vendredi 18 juillet nous détiendrons nos cartes de résidents étrangers. Mais il nous a fallu franchir un certain nombre de petits obstacles,
et encore, notre histoire ne doit pas faire partie des pires.
Pour rappel, nous sommes en Colombie depuis le 4 juillet 2008 et nous résiderons dans ce pays pour une durée de un an afin d'y effectuer nos césures: Nicolas en Contrôle de Gestion chez Alqueria et moi-même en Gestion de Projets chez Agrohabitat.
Pour ce faire, nous avons eu à faire une démarche auprès des autorités colombiennes ou auprès de leurs représentants en France afin d'obtenir le visa temporaire ordinaire d'étudiant stagiaire. Cette histoire s'est déroulée en deux temps: une histoire franco-colombienne, puis une histoire colombiano-colombienne.
Voici l'histoire franco-colombienne! La première information à donner concerne les documents qui vous sont nécessaires pour constituer le dossier. Dans notre cas, à Nicolas et moi, en France, nous avons téléchargé le formulaire de demande sur le site du Consulat de Colombie en France. Nous avons ensuite réuni les pièces suivantes: lettre d'accueil de l'entreprise, lettre de l'école attestant de l'existence du stage dans le cursus, si possible convention de stage en Espagnol signées par les trois parties prenantes, lettre de la banque de nos parents respectifs attestant du montant d'épargne du couple (ceci quand les parents se portent garants afin d'attester de la solvabilité économique du demandeur), photocopies des cartes d'identité des parents, lettre d'engagement des parents stipulant le fait qu'ils se portent garants, photocopie du passeport en cours de validité.
A ce stade, il me semble important d'insister sur certains éléments: tous les documents originaux doivent être fournis en espagnol, et s'ils ne sont pas rédigés dans cette langue, il faut alors les faire traduire par un traducteur assermenté (faire la demande des identités des traducteurs assermentés auprès du Tribunal d'Instance dont vous dépendez, et s'attendre à payer par exemple, 35,5€ pour 250 mots) puis ensuite les faire apostiller. Par ailleurs, il vous faudra impérativement TOUS LES ORIGINAUX car si un seul venait à manquer, votre dossier serait alors considéré comme incomplet. Enfin, vous devez aussi savoir que le Consulat Colombien en France demande des copies de chacune des pièces afin d'avoir l'ensemble du dossier en double. Dans notre cas, comme nous avons manqué un peu de temps pour réunir les pièces et surtout pour faire les allers-retours nécessaires entre Lille et Paris avant la date du départ, au Consulat il nous a finalement été annoncé qu'il existait des dérogations pour certains visas et que l'obtention pouvait se faire en Colombie: c'est notamment vrai pour les visas d'étudiants. Par conséquent, pour une personne de nationalité française, il est possible de passer la douane en obtenant un visa de touriste (prévoir de quitter le pays à peine trois mois après votre arrivée) et de faire ensuite les démarches sur place. Et c'est donc l'autre aventure dans laquelle nous nous sommes embarqués!
Place maintenant à l'histoire colombiano-colombienne! Nous voici donc partis en tant que touristes mais avec l'ensemble des documents nécessaires pour faire le visa d'étudiant stagiaire à Bogota. Arrivant un vendredi dans le pays, nous ne sommes rendus au Ministère des Relations Extérieures que le lundi, mais à la première heure (7h30 heure locale). La personne accueillant les demandeurs dans le bureau regarda nos dossiers et nous demanda d'ajouter la photocopie du visa de touriste, ainsi que des relevés de mouvements bancaires concernant la partie solvabilité économique du dossier, et enfin d'avoir les conventions de stage traduites en espagnol. Nous n'avons pas de chance, car l'école dans laquelle nous poursuivons nos études, qui se targue de monter dans les classements, n'est même pas en mesure de proposer des conventions en espagnol. Elle ne sait faire qu'en français ou en anglais.
Bref, donc il s'agit pour nous ensuite de trouver un traducteur assermenté, pas trop cher et qui puisse nous faire la traduction de nos conventions (identiques sauf à l'article 1 présentant les trois parties impliquées) dans un délai plutôt bref. Une fois cette petite chose faite, retour au ministère, soit quelques deux-trois jours plus tard. A l'accueil du bureau des visas, la même personne que la dernière fois qui nous apprend qu'il faut faire apostiller la signature du traducteur. Pour ce faire, direction le bureau de "Legalizacion". Là, arrive le sac de noeuds. En effet, nous apprenons que nous ne pouvons pas faire apostiller la traduction car aucun de nos originaux n'est apostillé. Or tout document original et officiel qui sort d'un territoire national doit être apostillé !!!!!!! Malgré tout, retour au ministère où nous expliquons le problème en insistant sur le fait que lorsque nous avons appris que nous pouvions faire la démarche en Colombie, il ne nous a jamais été précisé que les originaux qui sortiraient du territoire devaient être apostillés. Par conséquent, nous finissons sur les chaises de la salle d'attente du bureau jusqu'à ce que quelqu'un vienne nous chercher et nous prennent en entretien. Rebelotte, je re-raconte la même histoire, le problème des apostilles et tout et tout... Là dessus, la jeune femme qui nous recevait me dit qu'elle va demander au "grand chef". Finalement, il nous trouve une solution: si les lettres d'accueil des entreprises contiennent davantage d'informations (et notamment, l'existence d'un accord tripartite avec nous et l'école, ainsi que la mention de la nécessité de réaliser le stage pour pouvoir être diplômés), alors nous pourrons obtenir les visas.
Aussitôt dit, aussitôt fait! Une fois les documents récupérés, (c'est l'histoire de quelques jours à nouveau) nous voici de retour au ministère et de bonne heure comme cela nous a été demandé. A 9h30 ce matin donc, nous obtenons enfin nos visas, mais l'histoire n'est pas encore terminée. Il nous faut ensuite nous rendre au Bureau de l'immigration pour nous enregistrer. Une fois sur place, nous apprenons qu'il faut encore donner deux photocopies de la page du passeport contenant les informations personnelles, deux photocopies du visa, une photocopie de la carte donnant le groupe sanguin, et deux photos de 3x4cm en couleur et sur fond bleu, ainsi que du fait de s'acquitter d'une note de $127.350 (pesos; le symbole est identique à celui du dollar) soit 46,31€ mais dans un endroit différent du bureau de l'immigration. Ainsi retour à la maison pour constituer le mini-dossier, puis direction la "banque" du bureau de l'immigration et enfin retour au bureau de l'immigration où, après réception d'un dossier complet, ils vous prennent en photo et prennent vos empreintes des deux mains en quantité. Mais finalement, à 16h30, nous sommes enregistrés à l'immigration et nous pouvons retirer nos cartes de résidents étrangers vendredi!!! Bref après un long mois de démarches, nous allons enfin pouvoir commencer nos stages respectifs car sans visa pas le droit de travailler.
Je ne tiens pas à vous faire peur en vous donnant l'addition, ma foi, salée de la démarche, mais imaginez toujours le pire ça vaudra mieux, et ainsi on est moins surpris par les obstacles....
Pour rappel, nous sommes en Colombie depuis le 4 juillet 2008 et nous résiderons dans ce pays pour une durée de un an afin d'y effectuer nos césures: Nicolas en Contrôle de Gestion chez Alqueria et moi-même en Gestion de Projets chez Agrohabitat.
Pour ce faire, nous avons eu à faire une démarche auprès des autorités colombiennes ou auprès de leurs représentants en France afin d'obtenir le visa temporaire ordinaire d'étudiant stagiaire. Cette histoire s'est déroulée en deux temps: une histoire franco-colombienne, puis une histoire colombiano-colombienne.
Voici l'histoire franco-colombienne! La première information à donner concerne les documents qui vous sont nécessaires pour constituer le dossier. Dans notre cas, à Nicolas et moi, en France, nous avons téléchargé le formulaire de demande sur le site du Consulat de Colombie en France. Nous avons ensuite réuni les pièces suivantes: lettre d'accueil de l'entreprise, lettre de l'école attestant de l'existence du stage dans le cursus, si possible convention de stage en Espagnol signées par les trois parties prenantes, lettre de la banque de nos parents respectifs attestant du montant d'épargne du couple (ceci quand les parents se portent garants afin d'attester de la solvabilité économique du demandeur), photocopies des cartes d'identité des parents, lettre d'engagement des parents stipulant le fait qu'ils se portent garants, photocopie du passeport en cours de validité.
A ce stade, il me semble important d'insister sur certains éléments: tous les documents originaux doivent être fournis en espagnol, et s'ils ne sont pas rédigés dans cette langue, il faut alors les faire traduire par un traducteur assermenté (faire la demande des identités des traducteurs assermentés auprès du Tribunal d'Instance dont vous dépendez, et s'attendre à payer par exemple, 35,5€ pour 250 mots) puis ensuite les faire apostiller. Par ailleurs, il vous faudra impérativement TOUS LES ORIGINAUX car si un seul venait à manquer, votre dossier serait alors considéré comme incomplet. Enfin, vous devez aussi savoir que le Consulat Colombien en France demande des copies de chacune des pièces afin d'avoir l'ensemble du dossier en double. Dans notre cas, comme nous avons manqué un peu de temps pour réunir les pièces et surtout pour faire les allers-retours nécessaires entre Lille et Paris avant la date du départ, au Consulat il nous a finalement été annoncé qu'il existait des dérogations pour certains visas et que l'obtention pouvait se faire en Colombie: c'est notamment vrai pour les visas d'étudiants. Par conséquent, pour une personne de nationalité française, il est possible de passer la douane en obtenant un visa de touriste (prévoir de quitter le pays à peine trois mois après votre arrivée) et de faire ensuite les démarches sur place. Et c'est donc l'autre aventure dans laquelle nous nous sommes embarqués!
Place maintenant à l'histoire colombiano-colombienne! Nous voici donc partis en tant que touristes mais avec l'ensemble des documents nécessaires pour faire le visa d'étudiant stagiaire à Bogota. Arrivant un vendredi dans le pays, nous ne sommes rendus au Ministère des Relations Extérieures que le lundi, mais à la première heure (7h30 heure locale). La personne accueillant les demandeurs dans le bureau regarda nos dossiers et nous demanda d'ajouter la photocopie du visa de touriste, ainsi que des relevés de mouvements bancaires concernant la partie solvabilité économique du dossier, et enfin d'avoir les conventions de stage traduites en espagnol. Nous n'avons pas de chance, car l'école dans laquelle nous poursuivons nos études, qui se targue de monter dans les classements, n'est même pas en mesure de proposer des conventions en espagnol. Elle ne sait faire qu'en français ou en anglais.
Bref, donc il s'agit pour nous ensuite de trouver un traducteur assermenté, pas trop cher et qui puisse nous faire la traduction de nos conventions (identiques sauf à l'article 1 présentant les trois parties impliquées) dans un délai plutôt bref. Une fois cette petite chose faite, retour au ministère, soit quelques deux-trois jours plus tard. A l'accueil du bureau des visas, la même personne que la dernière fois qui nous apprend qu'il faut faire apostiller la signature du traducteur. Pour ce faire, direction le bureau de "Legalizacion". Là, arrive le sac de noeuds. En effet, nous apprenons que nous ne pouvons pas faire apostiller la traduction car aucun de nos originaux n'est apostillé. Or tout document original et officiel qui sort d'un territoire national doit être apostillé !!!!!!! Malgré tout, retour au ministère où nous expliquons le problème en insistant sur le fait que lorsque nous avons appris que nous pouvions faire la démarche en Colombie, il ne nous a jamais été précisé que les originaux qui sortiraient du territoire devaient être apostillés. Par conséquent, nous finissons sur les chaises de la salle d'attente du bureau jusqu'à ce que quelqu'un vienne nous chercher et nous prennent en entretien. Rebelotte, je re-raconte la même histoire, le problème des apostilles et tout et tout... Là dessus, la jeune femme qui nous recevait me dit qu'elle va demander au "grand chef". Finalement, il nous trouve une solution: si les lettres d'accueil des entreprises contiennent davantage d'informations (et notamment, l'existence d'un accord tripartite avec nous et l'école, ainsi que la mention de la nécessité de réaliser le stage pour pouvoir être diplômés), alors nous pourrons obtenir les visas.
Aussitôt dit, aussitôt fait! Une fois les documents récupérés, (c'est l'histoire de quelques jours à nouveau) nous voici de retour au ministère et de bonne heure comme cela nous a été demandé. A 9h30 ce matin donc, nous obtenons enfin nos visas, mais l'histoire n'est pas encore terminée. Il nous faut ensuite nous rendre au Bureau de l'immigration pour nous enregistrer. Une fois sur place, nous apprenons qu'il faut encore donner deux photocopies de la page du passeport contenant les informations personnelles, deux photocopies du visa, une photocopie de la carte donnant le groupe sanguin, et deux photos de 3x4cm en couleur et sur fond bleu, ainsi que du fait de s'acquitter d'une note de $127.350 (pesos; le symbole est identique à celui du dollar) soit 46,31€ mais dans un endroit différent du bureau de l'immigration. Ainsi retour à la maison pour constituer le mini-dossier, puis direction la "banque" du bureau de l'immigration et enfin retour au bureau de l'immigration où, après réception d'un dossier complet, ils vous prennent en photo et prennent vos empreintes des deux mains en quantité. Mais finalement, à 16h30, nous sommes enregistrés à l'immigration et nous pouvons retirer nos cartes de résidents étrangers vendredi!!! Bref après un long mois de démarches, nous allons enfin pouvoir commencer nos stages respectifs car sans visa pas le droit de travailler.
Je ne tiens pas à vous faire peur en vous donnant l'addition, ma foi, salée de la démarche, mais imaginez toujours le pire ça vaudra mieux, et ainsi on est moins surpris par les obstacles....