La première chose qu'il faut savoir et je vous renvoie à mes articles sur la géographie colombienne, c'est qu'en Colombie les climats s'étendent des neiges éternelles de la Sierra Nevada de Santa Marta où nous espérons aller en juin avec d'autres proches de mon amoureux, au climat désertique du département de Boyaca.
Pour nous rendre à Villa de Leyva en quittant Bogota, nous avons traversé Zipaquira, Ubate, Chiquinquira et Sutamarchan.
Je risque de vous présenter les évènements un peu dans le désordre mais bon.
Sur le trajet à l'aller nous nous sommes arrêtés à Sutamarchan pour faire goûter à nos hôtes une picada avec la longaniza, cette dernière participant de la réputation de Sutamarchan. Pour info, la picada c'est un plat qui se mange avec les doigts et où on constitue le plat en choisissant ce que l'on veut mettre dedans: par exemple, dans la nôtre ce jour-là il y avait de la viande grillé, du yuca (ou manioc) frit, des petites pommes de terre créoles, des pommes de terre de la sabana salées, du plantain (la banane légume), de la morzilla (ou rellena) et aussi de la longaniza (c'est une saucisse qui fait plusieurs mètres de long).
Villa de Leyva est une petite ville (ou village diraient certains) qui a conservé pas mal de petites choses de l'époque coloniale. Il y a de très nombreux petits hôtels dans tout Villa de Leyva qui possèdent des patios intérieurs remplis de fleurs et d'arbustes qui sont splendides. Bref c'est très agréables et les réceptionnistes laissent facilement les gens rentrer, faire un petit tour et prendre quelques photos. Il y a même un hôtel vraiment très beau qui accepte de laisser les gens visiter entre 10h et 17h, comme s'il s'agissait d'un musée. Cette petite ville a aussi son musée, le musée Antonio Nariño. Cet homme s'est rendu célèbre en Colombie pour avoir traduit les droits de l'Homme du français à l'espagnol. Mais la récompense qu'il en a tiré à l'époque fut une dizaine d'années de cachot.
Pour finir concernant Villa de Leyva même, alors que nous nous promenions à pied dans cette petite ville, nous sommes tombés sur une galerie d'art tenue par une française mariée à un franco-colombien, l'artiste Zamour. Ils nous ont accueillis un moment chez eux et nous ont appris de nombreuses choses sur l'histoire de la Colombie et de la région où nous nous trouvions, sur la communauté française qui débarque à Villa de Leyva et sur les habitants même de cette petite ville. Nous avons donc appris qui était Nariño, que les employés de l'ambassade et du consulat français qui vivent sur Bogota débarquaient facilement sur Villa de Leyva pour cause de constituer l'un des rares endroits qualifiés de sûr par les autorités françaises et n'étant pas excessivement loin de la capitale, et surtout que les habitants de cette petite ville sont des personnes indépendantes et qu'il faut du temps pour les apprivoiser et se faire accepter par la communauté. Autre jolie anecdote de ce grand village: quatre autrichiens qui vivaient dans le même tout petit village en Autriche et qui ne se connaissaient pour ainsi dire pas se sont rencontrés, trouvés ici en Colombie à des milliers de kilomètres de leur village d'origine.
Côté tourisme, au cours de ce petit périple hors de Bogota où nous avons un super temps, nous avons découvert des mines de marbre, une source d'eaux thermales, un monastère franciscain où vit encore une communauté de franciscains, un musée de fossiles car la région est extrêmement riche en patrimoine arquéologique, les ruines de l'église de Monquira qui est dans l'enceinte d'une école. Bref c'était super... Vivement les Caraïbes et le patrimoine de Cartagène!
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